Author: brisson_l

Michèle et Pierre Fortin récipiendaires du Prix Guy-Rocher

Pierre Fortin et son épouse, Michèle, font partie des quatre récipiendaires du Prix Guy-Rocher que vient de décerner pour la première fois la Fédération des cégeps. Ce prix reconnaît « l’engagement constant de ce couple et sa contribution à l’avancement de l’éducation au Québec. » La Fédération souligne que Pierre « est reconnu pour ses analyses économiques qui ont permis de mettre en valeur, entre autres, les services de garde québécois ainsi que l’apport inestimable du modèle québécois des cégeps », et que Michèle, qui fut sous-ministre adjointe à l’enseignement supérieur et détient un doctorat honoris causa de l’UQAM en sciences de l’éducation et en communication, « fut à l’origine de la reconnaissance du rôle des cégeps dans la recherche et de la création des centres collégiaux de transfert de technologie, qui constituent aujourd’hui un modèle reproduit partout au Canada. »
Félicitations à vous deux!

Robert Leonard récipiendaire du Prix The Craufurd Goodwin Best Article Prize de la History of Economics Society

Robert Leonard remporte le Prix The Craufurd Goodwin Best Article Prize de la History of Economics Society pour son article : “E. F. Schumacher and the making of ´Buddhist Economics´, 1950-1973”, Journal of the History of Economic Thought, Vol. 41, No. 2, June 2019, pp. 159-186.  (Lien vers l’article).

Voilà la citation du Comité :  »Robert Leonard tells us a beautiful story about a conventional German émigré economist, Ernst F Schumacher, who turned from an enthusiast in progress and economic growth to a critic of Western modernity. His three-month experience in Burma as a United Nations consultant, as well as his extensive study of Buddhism, shaped his work thereafter. This is reflected in his best-seller Small is beautiful: A study of economics as if people mattered, published in 1973. Based on a widespread archival and bibliographical review, the article leads the reader to engage in contemporary debates on modernity, organic agriculture and the role of technology”.   

Le prix sera présenté au Congrès annuel de la HES à Utrecht en 2021.

Pierre Fortin et Raquel Fonseca au sein du Comité d’experts économiques pour la relance de Montréal

Trois membres du corps professoral de l’ESG UQAM au sein du comité d’experts économiques pour la relance de Montréal, dont deux du Département des sciences économiques.

Le comité recommande que la Ville appuie les PME dans leur virage numérique, qu’elle facilite la livraison urbaine, qu’elle priorise l’achat local, l’économie circulaire et les circuits courts. Photo : Getty images

Le comité d’experts économiques formé par la Ville de Montréal pour se pencher sur la relance de la métropole a remis son rapport le 2 juin dernier. Deux professeurs et un chargé de cours de l’ESG UQAM font partie de ce comité : le professeur émérite en sciences économiques Pierre Fortin, la professeure Raquel Fonseca et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques intergénérationnels – la seule femme du comité – et le chargé de cours du Département d’études urbaines et touristiques de l’ESG UQAM Pierre Delorme (B.Sp. science politique, 1973). Formé d’une douzaine de membres, le comité est présidé par l’économiste Luc Godbout, titulaire de la Chaire en fiscalité et finances publiques de l’Université de Sherbrooke.

Intitulé « Du confinement à la relance : pour une métropole résiliente », le rapport du comité propose une série de recommandations pour relancer Montréal. Moteur économique du Québec, la métropole « présente à la fois une grande concentration de l’activité économique, de la densité de la population et du nombre de cas liés à la COVID-19 », rappellent les experts. Selon eux, il faut agir simultanément pour soutenir l’économie à court terme, tout en mettant en place les bases d’une plus grande résilience advenant d’autres vagues de la maladie ou d’autres chocs.

Le haut niveau d’incertitude lié à la durée de la pandémie a compliqué le travail du comité, dont les recommandations sont de plusieurs ordres. Il prône, entre autres, la levée temporaire pour Montréal de l’obligation d’équilibrer son budget. Selon les membres du comité, la Ville doit envisager de prolonger les mesures d’assouplissement adoptées en ce qui concerne les taxes foncières.

Les experts croient que Montréal doit miser sur les infrastructures numériques pour faciliter le télétravail, tout en prenant en compte la situation des commerçants du centre-ville, qui dépendent de la venue des travailleurs.

Du côté des entreprises et des commerces, le comité recommande que la Ville appuie les PME dans leur virage numérique, qu’elle facilite la livraison urbaine, qu’elle priorise l’achat local, l’économie circulaire et les circuits courts. Il suggère aussi de favoriser le réseautage et le développement de grappes dans des industries phares comme la culture et le jeu vidéo.

La Ville devrait également développer une gestion adaptée des locaux vacants. En plus des nombreux espaces commerciaux déjà vides, il faut en effet s’attendre à ce que de nombreux commerces, notamment dans le secteur des restaurants et des bars, ne puissent pas rouvrir leurs portes après la crise. La Ville pourrait aussi soutenir l’entrepreneuriat collectif en cas de faillites. Cela pourrait se faire, par exemple, « en appuyant les regroupements de travailleurs souhaitant reprendre les entreprises en formant une coopérative ou un OBNL ». 

Dans le domaine du transport et de l’urbanisme, le comité est d’avis qu’il serait pertinent d’encourager, chez les grands employeurs, les ajustements des horaires de travail afin de contribuer à réguler l’achalandage. On propose aussi la mise en place d’un plan d’infrastructure afin de bénéficier des investissements des gouvernements fédéral et provincial, et de réfléchir à l’aménagement des lieux publics et des espaces verts, qui ont un effet positif sur la santé physique et mentale des résidents. Une aide ponctuelle pour les loyers commerciaux, en plus du programme fédéral qui existe déjà, pourrait également être envisagée afin d’éviter la fermeture d’entreprises.

En ce qui concerne les industries culturelles et le tourisme, les experts recommandent que Montréal aide les grands festivals à migrer vers les plateformes en ligne et que la Ville favorise la multiplication, pour l’année 2020, de plus petits événements.

Un rapport bien accueilli

La Ville de Montréal a accueilli « très favorablement » le rapport du comité d’experts, qui s’inscrit « en cohérence avec les valeurs que nous prônons pour la collectivité et le Montréal de demain », a commenté la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le 8 juin dernier, des aides financières totalisant 50 millions de dollars ont été annoncées par les gouvernements du Québec et du Canada pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises montréalaises. Le fonds sera administré par l’organisme PME Mtl. La même journée, Québec a également annoncé une bonification du programme fédéral d’Aide d’urgence pour les loyers commerciaux. Cette bonification aidera les propriétaires commerciaux à participer au programme fédéral en réduisant de moitié la perte de 25 % qu’ils doivent s’engager à absorber pour en bénéficier. Pour les entreprises locataires, la participation à ce programme se traduit par une réduction du loyer de 75 % (pour les mois d’avril, mai et juin), mais celle-ci est conditionnelle à la participation de leur propriétaire.

Deux diplômés de l’ESG UQAM faisaient également partie du comité d’experts économiques pour la relance de Montréal dont Matthieu Arseneau (M.Sc. économique, 2005), chef économiste adjoint à la Banque Nationale et Pier-André Bouchard St-Amant (M.Sc. économique, 2009), professeur à l’École nationale d’administration publique.

Le Groupe de recherche sur la capital humain reçoit une subvention.

Le Groupe de recherche sur le capital humain reçoit près de 400 000 $ du FRQSC pour des recherches sur la mobilité socioéconomique.

28 février 2020 – Marie Connolly et Catherine Haeck ont toutes deux obtenu une subvention du Fonds de recherche du Québec, Société et Culture, dans le cadre du programme d’Actions concertées, Pauvreté et exclusion sociale, Phase IV.

Le projet dirigé par Connolly s’intitule « La mobilité intergénérationnelle au Québec : les différences géographiques et le rôle des inégalités de patrimoine » et se veut la continuité d’un précédent projet portant sur la mobilité sociale. Le projet a deux objectifs. Le premier est de décrire les différences géographiques dans la mobilité intergénérationnelle au Québec et en comprendre les déterminants. Le deuxième objectif est d’investiguer le rôle des inégalités de patrimoine dans la mobilité intergénérationnelle. L’équipe est également composée de Catherine Haeck et Amélie Quesnel-Vallée, professeures membres du GRCH, et de Gaëlle Simard-Duplain, stagiaire postdoctorale à HEC Montréal.

Le projet dirigé par Haeck a pour titre « L’éducation et la transmission intergénérationnelle du revenu ». Grâce au développement récent de nouvelles sources de données de nature administrative et le couplage de sources existantes par Statistique Canada, ce projet vise à mettre en lumière certains des mécanismes régissant la mobilité intergénérationnelle au Québec. À notre connaissance, ces données constituent l’unique source d’information regroupant à la fois les données fiscales longitudinales des parents et des enfants une fois adultes, et leur éducation et leur profession pour plusieurs générations et plusieurs millions de Canadiens. Son équipe est composée de Pierre Lefebvre et Marie Connolly, chercheurs du GRCH, ainsi que les collaborateurs Christa Japel (UQAM), Sylvana Côté (Université de Montréal), Richard Tremblay (Université de Montréal), Simon Langlois (Université Laval) et Jean-William Laliberté (Université de Calgary).

Félicitations au Groupe!

Le W.E. Upjohn Institute for Employment Research souligne les résultats des travaux du professeur Etienne Lalé

Le W.E. Upjohn Institute for Employment Research souligne les résultats des travaux du professeur Etienne Lalé en leur consacrant un article disponible ici : https://www.upjohn.org/research-highlights/new-research-debunks-popular-notions-about-multiple-jobholding.

L’article est consacré au projet du professeur Etienne Lalé intitulé  »Understanding the Evolution of Multiple Jobholding in Canada and the United States » – «Comprendre les évolutions du cumul d’emploi aux Canada et aux États-Unis ». Il met en avant l’écart qui sépare la réalité du cumul d’emploi de la perception de ce phénomène. En effet, l’idée communément admise est que le cumul d’emploi concerne des travailleurs pauvres, peu diplômés et en situation précaire, qui se voient contraint de combiner plusieurs emplois à temps partiel afin de générer l’équivalent d’un revenu temps plein. Toujours selon l’opinion commune, le phénomène serait en plein essor du fait de la flexibilisation des marchés du travail et de la diffusion des formes d’emploi dits « atypiques » qui l’accompagne. Les travaux d’Etienne Lalé montrent que ces idées ne correspondent pas à la réalité du cumul d’emploi. Dans les données empiriques, le cumul d’emploi concerne principalement des travailleurs diplômés qui ont un emploi stable, à temps plein, suffisamment flexible s’agissant des horaires pour qu’il puisse être cumulé avec un second travail à temps partiel qui fournit un complément de revenu. Au cours des 25 dernières années, ce phénomène est resté relativement stable : il a légèrement progressé au Canada et a eu tendance à diminuer aux Etats-Unis.

Dans un note de l’Upjohn Institute (  »Multiple Jobholding: Knowing the Facts to Draw Proper Policy Conclusions »), Etienne Lalé explique comment une bonne connaissance empirique du phénomène de cumul d’emploi permet d’orienter certaines décisions de politique publique. La note est disponible ici : https://research.upjohn.org/cgi/viewcontent.cgi?article=1011&context=up_policybriefs.

École des sciences de la gestion

À l’ESG UQAM, on cultive la pensée critique et on développe les esprits uniques pour changer le cadre des affaires et l’adapter à de nouvelles réalités. On explore les idées alternatives. On se lève pour qu’elles s’élèvent. On transforme. On laisse l'individu prendre forme.

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