Étienne Lalé a deux publications à venir

Dans l’article  ”Employment Adjustment and Part-time Work: Lessons from the United States and the United Kingdom” (à paraître dans la revue American Economic Journal: Macroeconomics), Etienne Lalé et Daniel Borowczyk-Martins documentent un fait empirique nouveau s’agissant du comportement cyclique des heures travaillées dans l’emploi : ses fluctuations sont dans une très large mesure produites par les variations de la part du temps partiel dans l’emploi total. Les auteurs s’appuient sur ce résultat pour proposer une analyse des fluctuations de la marge intensive basée sur l’observation des transitions individuelles entre temps complet, temps partiel, chômage et inactivité. Ils montrent que les variations du temps partiel (et, par extension, les fluctuations de la marge intensive du facteur travail) sont expliquées principalement par les transitions individuelles allant directement du temps complet vers le temps partiel et vice versa. Ces transitions interviennent pour l’essentiel au sein des firmes, conduisent à de larges variations d’heures travaillées au niveau individuel, et s’apparentent à des changements contraints plutôt que choisis du point de vue du travailleur. Ainsi, les auteurs mettent en lumière une image du fonctionnement cyclique de la marge intensive bien différente de celle que postulent habituellement les modèles macroéconomiques.

L’article est disponible ici : https://etiennelale.weebly.com/uploads/1/0/1/6/101665630/ptime.pdf.

 

Dans l’article ”Turbulence and the Employment Experience of Older Workers” (à paraître dans la revue Quantitative Economics), Etienne Lalé revisite les conséquences sur l’emploi d’un environnement économique plus ”turbulent”, défini ici comme un monde dans lequel les compétences individuelles se déprécient plus rapidement. Il développe un modèle théorique de cycle de vie qui combine des frictions sur le marché du travail (conduisant à du non-emploi contraint) et une décision individuelle de participation à ce marché (conduisant à du non-emploi choisi). L’évaluation quantitative du modèle permet de dégager les résultats suivants. Premièrement, l’érosion accélérée des compétences individuelles explique la baisse du taux d’emploi des hommes âgés aux États-Unis de la fin des années 1970 jusqu’aux années 1990. Deuxièmement, l’interaction de ce phénomène avec les institutions spécifiques aux marchés du travail européens explique la baisse de participation plus forte enregistrée en Europe durant cette période. En revanche, elle ne rend pas compte de l’augmentation du chômage qui a accompagné cette évolution. Troisièmement, les politiques de départ en pré-retraite mises en œuvre dans la plupart des pays européens ne permettent pas davantage de réconcilier les prédictions du modèle avec la hausse du chômage observée entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. Prendre en compte les choix de participation au marché du travail fragilise donc considérablement les théories explicatives du chômage européen.

L’article est disponible ici : https://etiennelale.weebly.com/uploads/1/0/1/6/101665630/lspaper.pdf.

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